OMT - France

Congrès IFOMPT Québec 2012: résumé de la conférence de Shirley Sahrmann

Le rôle de la hanche dans la lombalgie




www.ifomptconference.org
www.ifomptconference.org
Pour la lombalgie, la recherche et l'expérience clinique nous ont conduit vers un modèle dit "patho-kinésiologique" c'est à dire basé sur un dysfonctionnement dans le mouvement.
Des mouvements répétés et des alignements maintenues de façon prolongée dans les activités de la vie quotidienne sont à l'origine d"imprécisions" dans les mouvements du rachis. Cela se traduit par une hypermobilité dans les mouvements accessoires des articulations spinales.
Cette hypermobilité est perpétuée par le déséquilibre dans la tension passive des muscles.
La relative raideur des muscles et la souplesse intrinsèque du rachis sont donc à l'origine de cette hypermobilité des mouvements accessoires rachidiens.
C'est ce que S.Sahrmann appelle "relative flexibility" que l'on pourrait traduire par "souplesse ou flexibilité relative". Par exemple, lorsque le rachis est relativement plus raide que le hanche causant plus de mouvement au niveau du rachis lors de la flexion du tronc. La raideur des muscles peut ainsi induire plus de mobilité au lieu de la restreindre.
Les mouvements de hanche peuvent donc entraîner des mouvements accessoires spinaux d'instabilité et contribuer à la dégénérescence progressif du rachis.
Grosso modo, ce n'est pas la raideur des muscles qui est importante mais le déséquilibre entre cette raideur musculaire et la flexibilité du rachis.

Sur ce constant, Shirley Sahrmann a ensuite appuyé ce raisonnement avec des essais cliniques. La maitrise de son sujet et la vitesse à laquelle elle a enchaîné les arguments étaient assez impressionnantes.
Il en ressort que:
-Plusieurs études ont montré que prévenir les mouvements rachidiens durant les mouvements des extrémités améliorait les symptômes.
Il y avait une corrélation entre le nombre d'épisodes de lombalgie et le nombre de mouvements de hanche testés qui provoquaient la douleur.

-Chez des sujets lombalgiques et durant les premiers degrés de rotation latéral de hanche, les hommes utilisent une plus grande amplitude de mouvement pelvien que les femmes. Ils ont aussi plus de symptômes.
Des résultats similaires ont été trouver pour la rotation médiale de hanche.

-Pour des mouvements des membres inférieurs, des mouvements pelviens sont provoqués de façon plus précoce chez des lombalgiques que chez des sujets contrôles.

-Ce déficit de timing entre la rotation de hanche et début du mouvement pelvien peut être re-entraîné et amélioré.

-Les lombalgies peuvent être sous-grouper en fonction de la direction de mouvement qui créer les symptômes.

En résumé, l'hypermobilité rachidienne des lombalgiques est prépondérante lors des mouvements de la hanche. Les caractéristiques du mouvement lombo-pelvien créé sont le timing d'apparition et l'amplitude. Ces mouvements semblent être une source de micro-traumatismes quotidiens aboutissant ensuite à des macro-traumatismes.
Les exercices de stabilisation rachidiennes semblent donc être utile dans le traitement de la lombalgie.
L'important n'est pas la raideur musculaire mais le contrôle moteur lombo-pelvien pendant les mouvements des extrémités.

Vous pouvez retrouver le résumé original et les références bibliographiques qui vont avec en cliquant ici.

A noter, que physiopedia avait suivi la conférence avec des commentaires en direct.




Trouver un kiné formé en TMO près de chez vous

Suivez-nous